Rouge Oranger à Canet en Roussillon

Quelle est belle cette loi de 1901 qui permet à tout un chacun de s’associer avec quiconque partage la même passion !

Nous étions invités, Marie Volta et moi, par « Les copains d’ après », la plus ancienne des associations consacrée à Georges Brassens, qui organisait ce 8 Novembre 2008 une journée « Brassens chanté par les femmes ». La terre catalane est pleine de ces antagonismes de façade, de la montagne Canigou surplombant la côte vermeille à l’âpreté des vignobles bruissants de tramontane ! On y trouve même des ch’tis, implantés dans le soleil, chaleureux et ripailleurs, poètes et fraternels : leur table est bien servie, leurs lits des plus accueillants !

Le matin, on chante dans le square « Georges Brassens », bien sûr, près de lui assis pipe au vent sur le banc des amoureux qui se bécotent. Les gens passent et chantent, la sono n’ est pas très bonne mais les fidèles tiennent bon et nous soufflent les paroles (c’est toujours çà le public Brassens !). Une douceur dans l’air ! Pas de vent !

Paella pantagruélique dans un caveau : on chante avant le repas, on chante après le repas … et le rosé coule jusqu’à la « Supplique » intégralement reproduite de mémoire avec quelques égarements dans l’ordre des couplets !

Le soir, au concert, on se souviendra du groupe vocal féminin »Les copains d’après », largement soutenu pour la circonstance par les mâles de l’ association et son immense président, une adorable Sandrine Devienne orpheline de ses musiciens habituels et par dessus tout çà, Eva Dénia, magnifique de talent, puissamment présente, espagnole de Valence qui chante Brassens en français comme personne : pas de théatralisation, pas de revisitation (!),rien que de la musique : celle des mots parfaitement articulés et placés par une voix ferme et pure timbrée à la Joan Baez, celle des notes harmonisées juste comme il faut par ses deux musiciens hors pair ! Et dans une grande fidélité au maître : chapeau bas !! Et comme elle est brune et belle et sympathique : les fées…je vous dis, ont soufflé sur son berceau !

Et puisqu’on parle de fée et que Perrault n’est jamais loin, je vous glisse en écoute ma dernière chanson, sur une musique de Aurélie Siwik : si la mélodie est légère, le sujet est grave : il s’agit de ces jeunes filles magrébines que leurs parents renvoient au bled épouser contre leur grès de vieux grigous plein de fric, en 2008, oui, oui !

Il était une foi

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